Usine marémotrice, Appel à la prudence cet été
Avec le démarrage des vacances d'été et l'augmentation de la fréquentation sur le plan d’eau, EDF et le Sous-Préfet de Saint-Malo appellent les vacanciers à la prudence aux abords de l’usine marémotrice de la Rance. Face aux situations à risques, ils rappellent l'importance de respecter les règles de sécurité.
Des baigneurs sur des plages interdites à la baignade
Lors du pic de chaleur fin juin, une centaine de baigneurs et des chevaux ont été observés en zone interdite. Le fonctionnement de l’usine marémotrice a également dû être arrêté en raison de la présence d’une baigneuse imprudente devant les vannes du barrage.
La carte de la zone
Des comportements à risque
Le fonctionnement normal de l’usine marémotrice de la Rance génère de très forts courants côté estuaire et côté mer en laissant transiter jusqu’à 16 000 m3/s d’eau. Ces courants peuvent mettre en danger les promeneurs et pêcheurs à pied qui ne respectent pas la règlementation, tout comme les pratiquants d’activités nautiques telles que la plaisance, la baignade, le kayak, la bouée ou le paddle.
Cette année, les éclusiers de l’usine marémotrice, également en charge de la surveillance de la zone interdite, ont eu recours à plusieurs reprises au dispositif d’alerte sonore pour avertir des personnes en danger immédiat.
Des situations à risques, nécessitant parfois l’intervention des moyens de secours ont encore été constatées : plaisanciers, pratiquants de paddle et baigneurs en zone interdite, pêcheurs à pied isolés sur des rochers à marée montante, enfants sur des bouées gonflables en zone interdite…
Quelques règles de prudence
- Respecter la zone interdite à la navigation, à la baignade et aux activités nautiques et subaquatiques (Arrêté de la préfecture maritime), délimitée de part et d’autre de l’usine marémotrice par de grosses bouées rouges (Environ 1000 m côté mer et 800 m côté estuaire) ;
- Respecter les arrêtés municipaux d’interdiction de baignade sur les plages de la Passagère à Saint-Malo et la plage du Pissot à la Richardais ;
- Être vigilant, là où un panneau signale la présence d'un risque.
La PREVENTION
Les Hydroguides
Pendant l'été, deux Hydroguides EDF se rendront sur les lieux de villégiatures (campings, centres de vacances, clubs de sport d’eau…) pour sensibiliser les touristes et usagers de l’estuaire depuis l’usine marémotrice de la Rance jusqu’à l’écluse du Châtelier (sur les communes de Saint-Samson-sur-Rance et La Vicomté-sur-Rance) et sur les plages de Saint-Malo et de Dinard.
Pour la seconde année, ils seront également présents à la Fête du port de la Richardais le 13 juillet pour animer un stand pédagogique.
Sur l’eau, la sécurité est renforcée grâce au partenariat entre EDF et la Société Nationale de Sauvetage en Mer de Saint-Suliac. L’objectif est de sensibiliser les plaisanciers de l’estuaire de la Rance quand le courant est au plus fort.
Avec 12000 visiteurs dont plus de 3000 scolaires depuis janvier 2025 et des interventions dans les écoles du secteur, EDF agit sur la sensibilisation à la sécurité tout au long de l'année.
La nouveauté : des drones de surveillance
Suite à une concertation mené fin 2024 par EDF avec les associations riveraines pour améliorer la sécurité aux abords de l'usine marémotrice, une expérimentation avec des drones automatiques sera testée d’août à novembre 2025 pour interpeler de façon ciblée les personnes se mettant en danger.
Prochaine étape également, l’organisation à la rentrée par EDF d’un «Parlons sécurité aux abords de l’usine marémotrice de la Rance» avec la Préfecture maritime, la Sous-Préfecture de Saint-Malo, la DDTM 35, la DREAL Bretagne, les mairies de Saint-Malo et La Richardais et l’association des riverains des plages du Rosais et des Fours à Chaux.
Polices nationale et municipale
En juin, EDF, la Police nationale de Saint-Malo et les polices municipales de La Richardais et Dinard ont organisé des rencontres sur les risques liés à l’usine marémotrice, les règles à respecter et les sanctions encourues. A cette occasion, les services de l’État ont rappelé que le non-respect de l’arrêté préfectoral constitue un délit passible d’une convocation au tribunal et que le non-respect des arrêtés municipaux est quant à lui passible d’une amende forfaitaire.