Coquille Saint-Jacques 2026, des populations en bonne santé
Alors que la saison de la coquille Saint-Jacques est lancée depuis plusieurs semaines, les évaluations scientifiques de l’Ifremer ont confirmé cette année encore le bon état des gisements de coquilles Saint-Jacques en baie de Seine et en baie de Saint-Brieuc.
L’Ifremer a conduit deux campagnes d’évaluation sur les principaux gisements de coquilles Saint-Jacques:
- En baie de Seine du 27 juin au 15 juillet 2026
- En baie de Saint-Brieuc a du 18 août au 1er septembre 2026.
En baie de Saint-Brieuc, la population continue d’augmenter.
En revanche, recul de 30% par rapport à la saison de pêche de 2025 en baie de Seine. La biomasse exploitable des coquilles de taille réglementaire (110 mm) de la baie de Seine a été estimée à 84 189 tonnes (119 482 tonnes en 2025) mais les perspectives sont favorables pour la suite, avec une année 2027 qui s’annonce exceptionnelle.
Les populations de coquilles Saint-Jacques se portent globalement bien, ce qui n’a pas été toujours le cas, puisque le suivi a débuté dès la fin des années 1970 alors que les populations commençaient à s’épuiser.
Depuis, ces dernières ont largement augmenté et font aujourd’hui vivre la première pêcherie française, qui emploie près de 3000 pêcheurs sur environ 700 navires.
Baie de Saint-Brieuc
La biomasse exploitable pourrait atteindre 74 700 tonnes
À l’ouverture de la pêche le 1er octobre 2026, il a été estimé que 57 270 tonnes de coquilles de plus de 105 mm étaient disponibles. En tenant compte de la croissance attendue au cours des prochains mois, la biomasse disponible pourrait atteindre environ 74 700 tonnes durant la saison à venir.
Si cette projection se confirme, la biomasse disponible sera supérieure de 5 % à celle de 2025 et atteindra un niveau record pour la baie de Saint-Brieuc depuis le début des campagnes de suivi. Cela s’explique par un reliquat très important de coquilles après la dernière saison de pêche. En revanche, le recrutement de coquilles (individus de 2 ans) s’annonce faible pour cette année.
Les prévisions pour 2027 prédisent un très bon pré-recrutement sous réserve que la survie larvaire et l’évolution des paramètres environnementaux soient favorables.
Maintenir les efforts de gestion pour préserver la ressource
Les populations de coquilles Saint-Jacques des deux gisements restent à des niveaux très élevés, ce qui témoigne des effets positifs des mesures de gestion mises en place par la filière. À ce stade, nous ne savons pas encore si les canicules survenues cet été auront un impact sur les populations. Il est donc essentiel de ne pas augmenter les quantités prélevées et de continuer à suivre les recommandations issues des campagnes d’évaluation de l’Ifremer. C’est à cette condition que nous pourrons préserver, dans la durée, une exploitation de la ressource,
Éric Foucher et Yann Rousseau, Chercheurs en halieutique à l’Ifremer et respectivement chefs des missions COMOR (Coquilles Manche Orientale) et COSB (Coquilles Saint-Brieuc).