Festival International de Musique de Dinard 2025, Voyage au bout de la Nuit
Dinard
Festival de Musique Classique de Dinard du 28 octobre au 1er novembre 2025 > 25 musiciens - 9 danseurs - 11 concerts - 4 rencontres- 5 lieux différents de Dinard - 5 Jours.
Sous la direction artistique de Yann Ollivier, cette nouvelle édition, intitulée "Voyages d'Automne", célèbrera les multiples couleurs de cette belle saison pendant cinq jours d'une fête musicale ponctuée de concerts et de rencontres.
Au programme de la journée de clôture du Festival : La Nouvelle Vague… et après,
Récital de piano & Voyage au bout de la nuit
18h - «La Nouvelle Vague… et après»
Récital de piano : la musique de film
Auditorium Stephan Bouttet
10€/ 8€ /5€
- Piano : Guillaume de Chassy
- Spécialiste Cinéma : Stéphane Lerouge
© Jérôme Prébois © DR
Stéphane Lerouge est un homme qui semble originaire d’un univers parallèle où la musique animerait l’atmosphère comme le vent orchestre celle de notre monde: si vous avez une question au sujet de n’importe quelle musique incluse dans un quelconque film, il saura vous renseigner immédiatement avec précision et gourmandise. Il a rencontré, côtoyé, interviewé tous les acteurs de la musique de films de ces dernières décennies. Et cette culture encyclopédique se double d’un humour irrésistible -qui confine à l’absurde quasi oulipien lorsqu’il s’adonne à son passe-temps favori du canular téléphonique!
L’heure qu’il va partager avec le pianiste Guillaume de Chassy va sembler bien courte tant il a d’anecdotes et de souvenirs à nous communiquer.
Au fil de cette rencontre-concert, les deux artistes ont choisi d’évoquer les compositeurs qui ont inspiré les réalisateurs de la nouvelle vague. Ils nous feront entendre en particulier des œuvres de Michel Legrand, Georges Delerue, Antoine Duhamel ou Martial Solal, autant d’artistes qui ont libéré la musique de film française d’un carcan purement illustratif.
De la même façon que La Nouvelle Vague (fin des années 1950-début des années 1960) est d’abord un mouvement de rupture esthétique dans le cinéma français, avec des cinéastes comme François Truffaut, Jean-Luc Godard, Alain Resnais, Agnès Varda ou Jean-Jacques Demy, la musique de film se libère pour devenir un élément actif du langage cinématographique -souvent autonome, ironique ou distancié.
Dans l’imaginaire de ces compositeurs, les genres musicaux cohabitent, du jazz à la chanson populaire ou bien sur l’évocation de la musique classique. On verra aussi que ces musiciens ont laissé une empreinte durable sur leurs successeurs, qu’ils soient compositeurs ou réalisateurs.
20h30 - Voyage au bout de la nuit
Palais des Arts et du Festival, Théâtre Debussy
27€ /25€/ 15€/ 13€
Quatuor Voce
- Piano : Jodyline Gallavardin
- Violoncelle : Pierre Fontenelle
- Alto : Maud Chauvet
- Récitante et chanteuse : Noëmi Waysfeld
© Lyodoh Kaneko © Gérard R
Pour clôturer cette édition, le Festival international de musique de Dinard convie en ce 1er novembre le public à partager le songe d’une nuit d’automne, une traversée musicale et poétique qui explore toutes les couleurs de la nuit, de la tombée du jour jusqu’à l’aube.
Schubert en est une fois de plus le fil conducteur tant toute son œuvre porte déjà en elle une dimension nocturne : la nuit comme le temps du rêve, mais aussi comme le territoire des peurs intimes ou encore comme un espace de poésie pure, entre ombre et lumière.
La musique de Schubert est aussi un miroir tendu aux autres compositeurs du programme: elle irrigue le lyrisme de Lyapounov, la nuit transfigurée de Schoenberg, plus tard la fragile lumière de Pärt. Ainsi, autour de ce coeur schubertien se déploient d’autres regards sur la nuit. Si Lourié, Lyapounov et Auerbach prolongent cette tension nocturne, cette angoisse romantique, Schoenberg, avec La Nuit transfigurée, fait basculer l’obscurité vers une aube régénératrice.
La parole -Baudelaire, Céline, Claudius, Goethe, Céline ou Proust- ponctue la musique comme une respiration au fil du déploiement nocturne. Les textes élargissent l’espace sonore: la nuit n’est plus seulement un décor, mais un monde intérieur que chacun traverse à sa façon. Au seuil de l’aube, la voix fragile du compositeur Arvo Pärt (Für Alina) -dont nous fêtons cette année les 90 ans- referme le cycle. Un dernier vers de Baudelaire, une ultime strophe de Schoenberg : la nuit se dissout, laissant place au premier souffle du jour - fragile, pur, et porteur de promesses.
PROGRAMME
- Mieczysław Weinberg (1919-1996) > Sonate n°1 pour violoncelle solo - adagio
- Arnold Schoenberg (1874-1951) > La nuit transfigurée – 1 > Grave
- Arthur Lourié (1892-1966) > Phoenix Park Nocture
- Franz Schubert (1797-1828) > Quatuor n°15, mouvement 1 > allegro
- Franz Schubert > Quatuor La jeune fille et la mort, mouvement 3 > adagio
- Sergueï Liapounov (1859-1924) > Nocturne opus 8
- Franz Schubert > Erlkönig
- Lera Auerbach (1973) > Prélude opus 47 n°1
- Franz Schubert > Trio opus 100 > andante con moto
- Franz Schubert > Auf dem Wasser zu singen
- Franz Schubert > Quintette à deux violoncelles - adagio
- Arvo Pärt (1973) > Für Alina
- Arnold Schoenberg > La nuit transfigurée 5 - adagio : molto tranquillo
- Textes de Baudelaire, Claudius, Goethe, Céline et Proust dits au fil du programme par Noëmi Waysfeld
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