Festival International de Musique de Dinard 2025, Le beau voyage
Dinard
Festival de Musique Classique de Dinard du 28 octobre au 1er novembre 2025 > 25 musiciens - 9 danseurs - 11 concerts - 4 rencontres- 5 lieux différents de Dinard - 5 Jours.
Sous la direction artistique de Yann Ollivier, cette nouvelle édition, intitulée "Voyages d'Automne", célèbrera les multiples couleurs de cette belle saison pendant cinq jours d'une fête musicale ponctuée de concerts et de rencontres.
Au programme de la 4ème journée du Festival : Rencontre Musicale avec Stéphane Lerouge, Les Lavandières de la Nuit, Chansons à soy & Le beau voyage : opérette française.
11h - Rencontre Musicale avec Stéphane Lerouge
École de musique Maurice Ravel
Gratuit
© Droits réservés
Rencontre autour de Michel Legrand avec Stéphane Lerouge
Depuis plus de 25 ans, à travers la collection «Ecoutez le cinéma», Stéphane Lerouge a entrepris un immense travail de remise en avant du patrimoine de la musique de film: rééditions, restaurations de bandes, enregistrements de musiques perdues et de partitions inédites.
Au fil de ces travaux, il a pu rencontrer et travailler avec les plus grands réalisateurs et acteurs de la musique de film, de Bertrand Tavernier à John Williams. Michel Legrand tient une place particulière dans le Panthéon de Stéphane Lerouge. Leur collaboration qui s’est doublée d’une véritable amitié a abouti à la sortie de coffrets essentiels chez Universal Music, et c’est ensemble que les deux hommes ont co-écrit et publié en 2018 la biographie de Michel Legrand: «J’ai le regret de vous dire oui». Lors de cette rencontre avec le public du Festival International de Musique de Dinard, Stéphane Lerouge évoquera la vie de Michel Legrand et analysera ce qui fait la magie de ses partitions, les illustrant d’extraits de films et ne résistant pas à nous raconter de nombreuses et savoureuses anecdotes sur le compositeur des Moulins de mon coeur.
15h - Les Lavandières de la Nuit
Chœur Mélisme(s) - Marthe Vassalo
Auditorium Stephan Bouttet
10€/ 8€ /5€
Choeur de chambre Mélisme(s) (Quatuor : soprano, alto, ténor, basse)
- Clarinette et direction : Gildas Pungier
- Accordéon : Jérôme Pungier
- Conteuse et soliste : Marthe Vassallo
© Nicolas Joubard © Alain Marie
Revenantes, sorcières, déesses guerrières ou créatures de l’au-delà… La légende des lavandières de la nuit, figures fantomatiques et mystérieuses, traverse l’Europe depuis le haut Moyen-Âge. D’une tradition locale à l’autre, elles battent leur linge pour annoncer la mort ou faire partager leur sort au passant infortuné ; malheur à l’inconscient qui les dérange ou à la ménagère qui accepte leur aide!
En Bretagne, elles sont connues notamment grâce à La Légende de la Mort d’Anatole Le Braz, monumentale enquête ethnographique autour de la mort, où elles rejoignent des figures marquantes comme celle de l’Ankoù et tout un corpus d’usages et de témoignages.
Ce sont ces histoires envoûtantes, qui font frissonner mais qu’on ne peut s’empêcher de vouloir connaître, que Marthe Vassallo et Gildas Pungier, entourés d’un quatuor vocal du choeur de chambre Mélisme(s) et d’un accordéon diatonique, mettent en musique et en texte.
Concert conté, «Les Lavandières de la nuit» convoque des airs qui chantent le monde de l’étrange et les secrets des lavoirs: dans les musiques dites traditionnelles, chez les compositeurs français et européens, avec des chansons d’un autre temps ou des créations contemporaines… Une plongée troublante et délicieuse dans les ténèbres où s’ouvrent les portes entre les mondes.
Ce programme, varié et éclectique, mélange les genres avec finesse et équilibre autour de sa thématique: chez les compositeurs et compositrices de musique dite savante, nous retrouvons les chœurs de sorcières issus de Macbetto de Giuseppe Verdi, le Ballet des Ombres et La Mort d’Ophélie d’Hector Berlioz, La Danse Macabre de Camille Saint-Saëns, ou encore le Chant de pâtre de Maurice Duhamel et la Chanson des Lavandières d’Augusta Holmès.
Ce programme fait également la part belle à la musique traditionnelle bretonne, dans des registres tout aussi divers, la chanson à décompter côtoyant danses et cantique.
Les musiques sont entremêlées à des textes écrits et contés par Marthe Vassallo, certains inspirés de la célèbre Légende de la Mort d’Anatole Le Braz, d’autres issus de traditions orales ancestrales... une parole qui raconte lavoirs, lessive et lavandières, et nous confie leurs secrets du jour et de la nuit.
18h - Chansons à soy
Voix et Luth Emma-Lisa Roux
Église anglicane
10€/ 8€ /5€
© Katia Rabo
Ce programme permet de redécouvrir les œuvres des compositeurs de polyphonie vocale les plus prolifiques de la première moitié du XVIè siècle dans un cadre très intime, composé d’une voix et d’un luth.
À l’époque, compositeurs et musiciens pouvaient être au service du roi ou de membres de sa cour. La musique était un élément important de la vie courtisane, car elle était jouée lors de fêtes, de banquets ou de réunions en plus petits comités.
Le luth, de par sa nature douce, était souvent joué dans des contextes où le silence permettait de l’entendre : après le dîner ou dans un salon, par exemple. Il invite le public à imaginer le cadre intime d’un salon, où une femme issue de la noblesse française aurait pu chanter, pour quelques invités privilégiés, les joies et les peines de l’amour, en s’accompagnant au luth…
La polyphonie du XVIè siècle a fortement inspiré les œuvres pour luth: de nombreux musiciens transcrivaient des chansons polyphoniques, profanes ou sacrées, pour les jouer seules ou accompagner une voix, comme Secourez-moy madame par amour ou Puisque vivre en servitude.
Emma-Lisa Roux a souhaité enrichir cet héritage en proposant ses propres versions de pièces emblématiques de l’époque, telles que Au joly bois de Sermisy ou De mon triste déplaisir de Jean Richafort. À côté de ces chansons, elle a choisi d’inclure des ricercari, fantaisies et danses de compositeurs comme Giovanni Paolo Paladino, Adrian Le Roy ou le célèbre «Il divino» Francesco Da Milano.
L’enchaînement de chansons et de pièces pour luth crée un véritable dialogue entre la voix et l’instrument, dont le rôle est loin de celui de simple accompagnement.
PROGRAMME
- Anonyme > Venes regretz
- Pierre Attaingnant (1494-1552) > Prélude
- Claudin de Sermisy (1490-1562) > Au joly bois
- Johannes Ockeghem (v. 1420-1497) > D’ung aultre amer
- Giovanni Maria da Crema (1492-1550) > Ricerca nono
- Claudin de Sermisy > Secourez-moy madame par amour
- Claudin de Sermisy > Auprès de vous
- Johannes Ockeghem > Ma bouche rit
- Giovanna Maria da Crema > Ricercar
- Josquin Desprez (v. 1450-1521) > Mille regretz
- Hans Gerle (v. 1500-1570) > Mile regres
- Jean-Paul Paladin († avant mai 1565) > Fantasia
- Pierre Certon (v. 1510-1572) > Je lay aimé
- Francesco Da Milano (1497-1543) > De mon triste déplaisir
- Jean Richafort (1480-1547) > De mon triste déplaisir
- Adrian Leroy (1520-1598) > Huictiesme branle de bourgogne
- Pierre Sandrin (v. 1495-1560) > Puisque vivre en servitude
- Adrian Leroy > Quatreyesme et neufiesme branles de bourgogne
- Thomas Créquillon (v. 1505-1557) > Quand me souvient
- Thomas Créquillon > Un triste coeur (Réponse)
- Marco Dall’Aquila (v. 1480-1538) > Ricercar
- Pierre Attaingnant > Fortune laisse moy la vie
- Jacques Arcadelt (1507-1568) > Nous voyons que les hommes
20h30 - Le beau voyage
Soirée d’opérette française Génération opéra
Théâtre Debussy, Palais des Arts et du Festival
27€/ 25€/ 15€/ 13€
© Pascal Ito © Allan Rec © Karl Pouillot © Vincent Lappartient
- Soprano : Camille Chopin
- Mezzo-soprano : Léontine Maridat-Zimmerlin
- Ténor : Kaëlig Boché
- Pianiste chef de chant : Louis Dechambre
Le Festival international de Musique de Dinard poursuit sa collaboration avec Génération Opéra, une association qui favorise la découverte, l’insertion professionnelle et la promotion des artistes du monde de l’opéra. Cette démarche permet au public français de découvrir les plus belles voix de la jeune génération, celles et ceux qui brilleront sur les scènes des grandes maisons d’opéra lors des prochaines saisons.
Cette année, Camille Chopin (soprano), Léontine Maridat-Zimmerlin (mezzo-soprano) et le ténor breton Kaëlig Boché, accompagnés par Louis Dechambre au piano vont nous proposer les plus belles pages de l’opérette française. Si celle-ci est assez précisément datée historiquement, à cheval entre la deuxième partie du XIXè siècle et le début du XXè, ce genre a retrouvé un vivifiante actualité et séduit de nombreux interprètes et spectateurs.
Le Beau Voyage invite à redécouvrir l’esprit de l’opérette et de la comédie musicale française à travers un florilège d’airs pleins de fantaisie, de charme et de sous-entendus piquants. Au fil de ce «beau voyage», une thématique s’impose d’emblée : le portrait de femmes. Ces héroïnes, tantôt ingénues, tantôt effrontées, tour à tour rêveuses, séductrices ou voyageuses, incarnent l’art de jouer avec les codes amoureux et sociaux.
Dans ces pages, la musique légère et raffinée de Chabrier, Hahn, Lecocq, Messager, Yvain, Aubert, Léhar et bien sûr Offenbach, maître incontesté du genre, sert un propos satirique: l’opérette est un miroir de la société, où l’on tourne en dérision la morale bourgeoise, les faux-semblants et les hypocrisies du quotidien. L’humour, à la fois fin et burlesque, fait tout le sel de ces scènes : doubles sens, quiproquos, jeux de mots et situations cocasses rythment un théâtre chanté où l’on rit de tout, mais jamais sans élégance. Derrière la légèreté, la qualité musicale reste incontestable : partitions instrumentales subtiles, mélodies ciselées, rythmes dansants et pastiches savoureux témoignent du talent de ces compositeurs pour mêler satire et raffinement. Cette alchimie, entre esprit, poésie et virtuosité, fait de l’opérette un art délicat, joyeux et profond à la fois.
De L’Étoile de Chabrier à La Périchole, La Vie Parisienne ou Fantasio d’Offenbach, de Ciboulette de Hahn à L’Amour Masqué ou Passionnément de Messager, chaque air esquisse une figure féminine libre, drôle ou nostalgique. Autant de visages et d’histoires qui, le temps d’un voyage musical, ravivent le goût du clin d’œil et de la liberté.
PROGRAMME
- PORTRAIT DE FEMMES
Emmanuel Chabrier (1841-1894) > «Je suis Lazuli» L’Étoile > Léontine MZ
Reynaldo Hahn (1874-1947) > «Moi je m’appelle Ciboulette» Ciboulette > Camille C
Jacques Offenbach (1819-1880) > «L’air du Prince Quipass’par-là» Le Voyage dans la lune > Kaëlig B
Charles Lecocq (1832-1918) > «Jours fortunés de notre enfance» La fille de Madame Angot > Léontine MZ - Camille C - L’AMOUR RÊVE
Jacques Offenbach > «C’est le ciel qui m’envoie» La belle Héléne > Kaëlig B - Léontine MZ
André Messager (1853-1929) > «Je suis la reine de la nuit» Le chevalier d’Harmental > Camille C
André Messager > «Mon rêve» L’Amour Masqué > Léontine MZ
Franz Lehár (1870-1948) > «Je t’ai donné mon coeur» Le Pays du Sourire > Kaëlig B
Jacques Offenbach > «Quel murmure charmant» Fantasio > Léontine MZ - Camille C
Mel Bonis (1858-1937) > «Sevilliana», opus 125 (piano solo) - L’AMOUR VOLAGE
Jacques Offenbach > «Pedro possède une guitare» Monsieur Choufleuri > Camille C - Kaëlig Boché
André Messager > «J’ai deux amants» L’Amour Masqué > Léontine MZ
Jacques Offenbach > «Elles sont tristes les marquises» La Vie Parisienne > Kaëlig B
André Messager > «l’amour est un oiseau rebelle» Passionnément > Camille C
Jacques Offenbach > «Le conquérant dit à la jeune indienne» La Périchole > Kaëlig B - Léontine MZ - L’AMOUR EN VOYAGE
Louis Aubert (1877-1968) > «La mauvaise prière» > Kaëlig B
Maurice Yvain (1891-1965) > «Yes», Yes > Camille C
Jacques Offenbach > «Air de la griserie» La Périchole > Léontine MZ
Reynaldo Hahn > «Nous avons fait un beau voyage» Ciboulette > Camille C - Kaëlig Boché
Programme conçu en partenariat avec Génération Opéra / Une production Génération Opera / Avec le soutien du Ministère de la Culture, du mécénat de la Caisse des Dépôts, de la Fondation Orange et du Centre national de la Musique / En partenariat avec France Musique / Et en collaboration avec le concours Voix des Outre-mer et le Théâtre Lyrichoregra 20 à Montréal.
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