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Aventures de Cap-Hornières et de femmes de Cap-Horniers, projection conférence à Saint-Lunaire

Saint-Lunaire

L’Association des Amis de Saint-Lunaire (ADSL) vous invite à cette conférence projection par Brigitte et Yvonnick LE COAT, descendant de Cap-Hornier et président de l’association Cap-Horn au long cours..

Aventures de Cap-Hornières et de femmes de Cap-Horniers à l’époque des grands voiliers de 1850 à 1925

Brigitte et Yvonnick LE COAT sont des scientifiques à la retraite qui ont entrepris de collecter la mémoire des marins Cap-Horniers.
Après que les derniers ont disparu, c’est auprès de leurs descendants que se poursuit leur recherche.
Les grands-pères d'Yvonnick, originaires de Plounez (Côtes-d’Armor), naviguaient au Cap-Horn.
Photo: SHAASM


Les communes de Saint-Lunaire et Saint-Briac ont été des pépinières de cap-horniers. Ce passé maritime est encore très présent sur nos deux communes, où on retrouve de nombreux descendants de marins et capitaines au long cours.
Plus de quatre cents d’entre eux ont été répertoriés, sur nos deux communes beaucoup formés par des instituteurs dévoués, comme François Renaud à qui  la ville de Saint Lunaire a rendu hommage en donnant son nom à l’école publique.
Ces marins intrépides et courageux appartiennent à la grande famille de ceux qui ont marqué de leur empreinte l’épopée des grands voiliers marchands, tout au long du 19iéme siècle, franchissant le Cap-Horn souvent dans des mers démontées à l’origine de nombreux naufrages. On retrouve dans leurs récits les plus belles pages de cette aventure autour du monde .
L’histoire des épouses de cap-horniers, qui ont eu le courage d’accompagner leurs maris les capitaines au long cours seuls maitres après Dieu sur ces grands voiliers, dont les armateurs leur avaient confié la lourde responsabilité , n’en est que plus passionnante.
Eric MACHERAS , président de l’ADSL

A la fin du 19e siècle, 19 compagnies d’armement sur 80 autorisent les femmes à bord

Ce privilège que la Compagnie BORDES, le plus célèbre armateur de l’époque n’accorda jamais, concernait uniquement les femmes de Commandants.
C’est souvent après l’obtention de leur brevet de capitaine au long cours que les hommes se marient, et souhaitent alors faire embarquer leur épouse.
Voyage de noces très spécial : comme le commentait Louis LACROIX capitaine au long cours, auteur de nombreux ouvrages sur l’épopée du Cap-Horn:
«Inconscientes des périls qu’elles allaient courir, entrainées par l’enthousiasme et la fougue de leur jeunesse, elles partaient confiantes et heureuses de suivre celui auquel elles s’étaient données sans retour.»
Photo: SHAASM

La plupart des femmes embarquées arrivaient à se faire apprécier de l’équipage.

Joséphine AILLET, de Saint Lunaire, épouse de Léonce DAVID, Maire de la ville sous l’occupation et capitaine au long cours d’origine Briacine qui fit une brillante carrière maritime, a été une des premières femmes à franchir le Cap-Horn en 1906, sur le trois mats barque Nantais Le Pilier que commandait son mari à l’époque de leur mariage.
Cela lui valut d’être décorée par le Président de la république Vincent AURIOL en 1952 et l’écrivain Roger VERCEL lui fera narrer ses souvenirs dont il s’inspirera pour son roman Atalante.
Eric MACHERAS , président de l’ADSL

A cette occasion, elle déclarait dans la presse:
«A 20 ans on ne doute de rien ! Mes débuts furent pénibles, car j’avais le mal de mer, mais on s’habitue à tout et bientôt j’ai eu le pied marin, 90 jours de mer sans escale c’est long ! je lisais , je tricotais et j’étais auprès de mon mari, ce qui compensait tout »