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525000 emplois dans l'économie maritime française

Le tourisme représente les 2/3 des emplois de l’économie maritime française. (Visuel AGENDAOU)

Les activités maritimes représenteraient 525 000 emplois et une valeur ajoutée de 43,3 milliards d’euros à l’échelle nationale soit 1,5% du produit intérieur brut et l’emploi de 1,7 % de la population active : c’est ce que révèle « Données économiques maritimes françaises 2021 », un rapport publié par l’Ifremer.
Ces chiffres montrent aussi le rôle majeur du tourisme littoral en France par la valeur ajoutée et l’emploi.

L’économie maritime française a vu entre 2013 et 2019 une hausse de près de 22% pour la valeur ajoutée (43,3 milliards d’euros contre 35,6 milliards d’euros) et de 14 % pour l’emploi (525.000 emplois contre 460.500 emplois).

Ce travail original mené par les économistes maritimes de l’Ifremer évalue le poids des activités maritimes françaises, leur rôle dans l’économie nationale, leur place dans la concurrence internationale. Ces informations mettent en lumière les évolutions du monde maritime et évaluent la «valeur» que notre société retire de l’océan, ce bien commun qui nous offre par ailleurs des services écosystémiques qui mériteraient eux aussi d'être pris en compte
François Houllier, Président directeur général de l’Ifremer

A nuancer tout de même car...

... la comparaison interannuelle de ces données requiert beaucoup de prudence en raison des méthodes employées par nos sources statistiques, notamment pour le tourisme littoral
Régis Kalaydjian, économiste à l’Ifremer précisant qu’une analyse de la croissance par secteur est proposée dans le corps du rapport.

Tourisme : 2/3 des emplois de l’économie maritime française

-En première place, le tourisme littoral représente plus de la moitié de la valeur ajoutée maritime et les deux tiers des emplois maritimes.
-Suivent les secteurs des produits de la mer (pêche, aquaculture, commerce et transformation des produits),
-La construction navale (chantiers de construction et de réparation, construction nautique), du transport maritime et fluvial (ports et marine marchande) avec chacun 6 à 7 % du secteur maritime total, en valeur ajoutée et en emplois.
-Le secteur public non marchand traduit l’effort de l’État dans le domaine maritime (marine nationale, intervention de l’État en mer, protection de l’environnement, recherche scientifique) et pèse pour  8 à 9 % dans le secteur maritime total.

Conjoncture internationale et politiques publiques

Globalement, notre travail de synthèse montre que les activités maritimes françaises sont exportatrices et sensibles à la conjoncture internationale.
L’exemple du secteur de la construction nautique en témoigne : l’activité a retrouvé en 2019, un chiffre d’affaires équivalent à celui d’avant la crise économique de 2008, mais le nombre d’emplois est resté néanmoins inférieur.
Le prochain rapport devrait permettre de voir si la part des énergies marines renouvelables, aujourd’hui mineure, sera devenue plus significative, à la faveur des politiques publiques sur le changement climatique,
Régis Kalaydjian

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